La Routo avec La French Trail : courir dans les traces des bergers.
Pour cette première Gazette, Stan raconte La Routo : 260 km entre Arles et Digne-les-Bains, parcourus en relais avec Jodie, Bryan et Maxime, accompagnés par Yann à la photo et par le Land Rover ANOM. Un projet à la frontière du trail, du patrimoine et du récit de terrain.
Tu résumes le projet en quelques phrases ?
La Routo est un ancien chemin de transhumance qui reliait la Crau aux Alpes. Avec trois amis, nous avons décidé de parcourir les 260 km entre Arles et Digne-les-Bains en relais, sans interruption, pour établir le premier FKT, Fastest Known Time, sur cette section.
Au-delà de la performance sportive, l'objectif était surtout de raconter une histoire : celle d'un itinéraire chargé de culture et de patrimoine, à travers une aventure collective documentée pour La French Trail.
Comment l'idée est née ?
J'ai découvert La Routo il y a quelques années en vivant en Provence. J'aimais beaucoup l'idée qu'un sentier puisse raconter autre chose que la montagne : l'histoire des bergers, des déplacements humains et des échanges entre territoires.
Quand j'ai commencé à développer La French Trail, j'ai eu envie de créer des projets qui mêlent aventure, culture et récit. La Routo cochait toutes les cases.
C'était où, quand, avec qui ?
Nous sommes partis d'Arles le samedi 6 mars 2026 à 18h50 pour rejoindre Digne-les-Bains.
L'équipe était composée de Jodie, Bryan, Maxime et moi-même pour la partie course, accompagnés de Yann à la photo. Nous avions également le fameux Land Rover ANOM pour nous accompagner sur les routes de campagne.
Quel était l'objectif ?
Le premier objectif était de réaliser le premier FKT en équipe sur cette section de La Routo.
FKT signifie Fastest Known Time : le meilleur temps connu sur un itinéraire donné, souvent hors format course officielle.
Mais l'objectif principal était surtout de créer une histoire à raconter : produire un podcast immersif, des images et un récit qui donnent envie à d'autres personnes de découvrir cet itinéraire et de construire des projets running.
Ton moment le plus fort ?
Sans hésiter le lever du soleil au pied du plateau de Valensole.
Nous sortions d'une longue nuit à courir en relais. La fatigue commençait à s'installer et c'est à ce moment-là que nous avons trouvé une boulangerie pour nous restaurer et nous poser afin de faire notre bon café du matin ANOM.
Le contraste entre la nuit, la lumière qui revenait progressivement et ce moment partagé autour d'un café au milieu de l'aventure reste probablement mon souvenir le plus marquant.
Une galère ou un imprévu marquant ?
La météo.
Quelques jours avant le départ, les prévisions se sont fortement dégradées. Nous avons eu beaucoup plus de pluie et de vent que prévu, ce qui a rendu certaines sections plus difficiles moralement et plus exigeantes. Mais finalement, c'est souvent ce genre d'imprévus qui donne du caractère à une aventure.
Pourquoi ce projet comptait pour toi ?
Parce qu'il représente exactement ce que j'aime dans le trail : pas forcément la recherche de performance pure, mais l'exploration d'un territoire, le partage avec des amis et les histoires que l'on construit en chemin.
La Routo est un sentier qui parle de mouvement, de voyage et de transmission. C'est quelque chose qui résonne beaucoup avec ma vision du running.
Quel rôle ANOM a joué ?
ANOM nous a accompagnés de plusieurs façons tout au long du projet.
D'abord à travers son café. Cette aventure s'est déroulée en partie pendant la nuit, avec une nuit blanche complète passée à avancer sur les sentiers de Provence. Dans ces moments-là, un bon café apporte bien plus qu'un simple apport de caféine. Il nous a offert un véritable réconfort au cœur de la nuit, lorsque la fatigue commençait à s'installer et que le jour paraissait encore loin.
ANOM nous avait également prêté un Land Rover qui a joué un rôle essentiel dans la réussite du projet. Sur une aventure en relais de plus de 260 km, le véhicule devient presque un membre de l'équipe. Il nous a permis de nous déplacer, de nous reposer entre les sections et de gérer toute la logistique du projet.
Le café a eu sa place à quel moment ?
Tout au long de l'aventure.
De jour comme de nuit, nous prenions régulièrement le temps de nous préparer un café entre deux relais. Sur un projet de plus de 24 heures sans interruption, ces petits rituels deviennent importants. Le café nous aidait bien sûr à rester éveillés, mais il représentait surtout un moment de pause et de plaisir au milieu de l'effort.
Que ce soit au cœur de la nuit ou sous la pluie provençale, prendre quelques minutes pour partager un café permettait de souffler, de faire le point sur l'aventure et de repartir avec le sourire.
Le café comme rituel de terrain
Cette Gazette raconte les projets que nous soutenons : pas seulement l'effort, mais les pauses, les trajets, les personnes, les objets qui permettent de tenir une aventure. Ici, le café ANOM devient un repère simple au milieu d'une longue route.
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