Équipe Good Run Eurotrip 2026 entre Ljubljana et Zadar

La Gazette ANOM

Goodrun Eurotrip 2026 : 400 km, café et aventure

Gazette des aventuriers ANOM - Épisode 02

Goodrun Eurotrip : Ljubljana -> Zadar, 400 km à courir ensemble.

Pour ce deuxième épisode, Good Run raconte l'Eurotrip 2026 : une course sans frontières entre la Slovénie et la Croatie, en relais, de jour comme de nuit, sans ravitaillement, sans dossard et sans balisage. Une histoire de trace à inventer, de fatigue à partager, de voitures qui deviennent des refuges et de cafés qui remettent l'équipe debout.

Équipe Good Run Eurotrip 2026 entre Ljubljana et Zadar
Pause café sur la route pendant l'Eurotrip Good Run Van Good Run pendant l'Eurotrip 2026 Équipe Good Run réunie avant le départ de l'Eurotrip
Eurotrip 2026 Ljubljana -> Zadar 400 km 9 checkpoints Good Run
“Les kilomètres sont derrière nous. L'histoire, elle, continue.”

Eurotrip, c'est quoi ?

L'Eurotrip est une course qui existe depuis 2022. C'est un voyage à travers l'Europe qui rassemble des coureurs, des cultures et des territoires : une course sans frontières.

Chaque année, le départ correspond à l'arrivée de l'édition précédente. Le principe est simple : relier, en relais et en équipe, deux grandes villes européennes, de jour comme de nuit. Sans ravitaillement, sans dossard et sans balisage.

Les équipes connaissent uniquement le départ, les neuf checkpoints obligatoires et l'arrivée. Entre ces repères, tout est à construire : l'itinéraire, la stratégie de course, les relais, l'effort, le repos et toute la logistique.

Cette année, l'équipe a relié Ljubljana, en Slovénie, à Zadar, en Croatie : environ 400 kilomètres et 4 200 mètres de dénivelé positif, avec une trace, une stratégie et un rythme gérés du début à la fin.

Comment est née l'idée du projet ?

Au début de son internat de médecine, l'une des coureuses a dû décider en quinze jours si elle quittait tout pour s'installer à Lille. Avant de trancher, elle est partie découvrir la ville le temps d'un week-end. À ce moment-là, Lille, c'était surtout l'image de Bienvenue chez les Ch'tis.

Maxime, du Running Club Catalans, lui a envoyé le compte Instagram de Good Run. Par hasard, c'était un mardi : le jour de la sortie hebdomadaire. Elle s'est jointe au groupe, a discuté avec plusieurs coureurs et a fini par comprendre, en quelques kilomètres, qu'elle pouvait faire ses valises.

Depuis, elle court avec eux le mardi. L'Eurotrip est arrivé comme une suite logique : prendre ce que Good Run fait chaque semaine, partager des kilomètres, et le pousser beaucoup plus loin.

Pourquoi ce format avec Good Run ?

Good Run est un social running club lillois créé en 2022 par deux amis d'enfance, Louis et Sylvain. Chaque semaine, le collectif rassemble des coureurs et coureuses de tous niveaux pour courir quelques kilomètres, puis partager un verre ou un café.

Chez Good Run, courir est presque un prétexte. On vient pour rencontrer du monde, échanger, créer du lien et partager un moment simple. L'énergie du groupe compte souvent autant que les kilomètres.

L'Eurotrip prolonge naturellement cet esprit : une aventure plus longue, plus intense, mais toujours fondée sur la même idée de collectif.

C'était où exactement ?

Le départ a été donné à minuit, à Ljubljana, en Slovénie, avec un objectif : rejoindre Zadar, en Croatie, uniquement grâce aux jambes de l'équipe.

L'organisation proposait une trace entre les neuf checkpoints obligatoires, surtout pour la sécurité. Anaïs a ensuite optimisé le parcours pour gagner quelques kilomètres, limiter le dénivelé quand c'était possible et choisir des routes plus agréables à courir.

Côté stratégie, l'équipe était répartie dans deux véhicules. La voiture verte, vite devenue reconnaissable par les autres équipes, accompagnait les relayeurs actifs. Le van emmenait l'autre moitié de l'équipe au prochain point de relais pour dormir, manger, se débarbouiller ou boire un café.

Après la deuxième nuit, la fatigue a imposé une nouvelle tactique : des relais de deux kilomètres, plus courts, pour continuer à avancer malgré trois nuits presque blanches et la chaleur croate.

Qui faisait partie de l'aventure ?

L'équipe comptait dix personnes : huit coureurs, une cheffe d'équipe et un vidéaste.

Côté coureurs : Anaïs, Louis O., surnommé Groloup, Tybo, Antoine, Arthur, Alexis, Louis B. et la narratrice de cette interview. Mathilde était la cheffe d'orchestre du projet. Gabriel documentait l'aventure en photos et en vidéos.

Chacun avait un rôle. Anaïs gérait la trace et les segments, Groloup le soutien émotionnel, Arthur et Antoine le transport, Tybo et Louis B. le matériel et la sécurité, Alexis la nutrition. La partie partenaires et café revenait naturellement à la personne la plus obsédée par le café de spécialité.

Derrière l'identité visuelle du projet, Canelle a imaginé une charte graphique inspirée du jeu vidéo pour donner une vraie couleur à l'aventure.

Quel était l'objectif de départ ?

L'objectif était double.

D'abord, aller au bout individuellement : découvrir un format exigeant, courir de jour comme de nuit, dans les montées et les descentes, sur route comme sur sentier, sous la pluie des nuits slovènes puis sous les 34 °C du soleil croate.

Ensuite, réussir à continuer ensemble. Se tirer vers le haut, se soutenir quand la fatigue arrive, rester une équipe malgré les nuits courtes, les relais, la chaleur et les petits détails de vie collective qui deviennent vite très présents dans un van.

Qu'est-ce qui t'a le plus marquée sur ces trois jours ?

Avant l'Eurotrip, beaucoup de membres ne se connaissaient qu'à travers les sorties du mardi. Deux heures par semaine, c'est peu pour vraiment comprendre les gens.

L'appréhension a disparu très vite. Ce qui ressort le plus, c'est la capacité de chacun à laisser de la place aux autres. Des personnalités différentes, mais personne qui cherche à prendre toute la lumière.

Quand l'un flanchait, les autres trouvaient les mots ou l'énergie pour le relancer. Et surtout, il n'y a pas eu une seule journée sans rire. Même les grosses galères devenaient un prétexte à plaisanter.

Il y a eu une vraie galère ?

Le moment le plus marquant a été l'arrivée dans la campagne croate, en pleine nuit, avec les fameux chiens. L'équipe avançait vite et devait adapter son itinéraire pour éviter une longue portion de trail trop isolée.

Sur le groupe WhatsApp de la course, plusieurs messages ont commencé à prévenir les équipes : des chiens agressifs gardaient une propriété située sur un point GPS précis. L'organisation a finalement demandé aux équipes de monter en voiture pour traverser cette zone.

Pendant plusieurs heures, les relais ont été courus à deux. Pas forcément plus rapide, mais beaucoup plus rassurant. Brouillard, frontales, aboiements au loin, silhouettes dans la nuit : l'ambiance était irréelle.

Au fameux point, cinq gros chiens se sont précipités sur la voiture. Louis B., qui venait d'ouvrir sa fenêtre pour prendre l'air, l'a refermée dans un temps record. Probablement son meilleur sprint de l'aventure.

Relais de nuit avec frontale pendant l'Eurotrip Coureuse Good Run en relais pendant l'Eurotrip Coureur Good Run endormi dans la voiture pendant l'Eurotrip

Et le moment le plus fort ?

Le lever du soleil de la dernière nuit, au pied de la Majstorska Cesta.

Une partie de l'équipe avait dormi dans le van, l'autre dehors en sacs de couchage. Au petit matin, tout le monde attendait Alexis et Antoine, partis sur un relais trail de 27 kilomètres inaccessible en voiture.

Peu à peu, d'autres équipes sont arrivées. À chaque retour de coureurs, tout le monde applaudissait, peu importe le classement. Pendant quelques minutes, il ne restait que des personnes heureuses de voir d'autres personnes revenir.

Ensuite, l'équipe a enchaîné des relais de deux kilomètres jusqu'à l'arrivée. Il faisait déjà très chaud, chaque kilomètre coûtait plus cher que le précédent, mais personne ne voulait laisser les autres porter seuls la fatigue.

Qu'est-ce que ce projet dit de l'esprit Good Run ?

On fait tous des courses. On met tous des dossards. Pourtant, les plus beaux souvenirs ne sont presque jamais ceux d'un chrono ou d'un podium. Ce sont ceux que l'on partage.

On peut emprunter le même itinéraire, passer par les mêmes checkpoints et franchir la même ligne d'arrivée. Mais chaque aventure raconte une histoire différente, parce qu'elle prend la couleur des personnes qui la vivent.

La véritable endurance n'est pas seulement physique. Elle se construit dans les liens que l'on tisse quand tout devient difficile.

Pourquoi ANOM avait du sens dans ce projet ?

Le café est un produit social. Peu importe le contexte, il crée une pause, un échange, une excuse pour se retrouver.

L'histoire d'ANOM résonne aussi avec cette idée : Anouche et Tom ont d'abord parcouru le monde à vélo, de café en café, avant de créer leur marque. Des kilomètres, des rencontres, des pauses, puis une histoire à raconter.

Sur l'Eurotrip, le café avait donc sa place naturellement. Il y avait celui de 3 heures du matin pour ouvrir les yeux, celui d'après relais pour redevenir un peu humain, et celui partagé dans le van quand tout ralentissait enfin.

Le café a eu quelle place concrètement ?

Plus qu'un coup de pouce, c'était un rituel.

Attendre que l'eau chauffe sur la petite bouilloire de voiture. Prendre cinq minutes autour d'une tasse pendant que le reste de l'équipe mange froid depuis trois jours. Retrouver un moment normal au milieu d'une aventure qui file à toute vitesse.

Et puis, ce sont des cafés que l'équipe buvait déjà au quotidien. Ils auraient de toute façon fini dans les sacs. Surtout dans celui de la personne chargée des partenaires.

Qu'est-ce que tu aimerais que les gens retiennent ?

La confiance que ce genre d'aventure peut donner.

On est souvent capable de beaucoup plus que ce que l'on imagine, surtout lorsqu'on est bien entouré. Seul, on peut aller vite. Ensemble, on va souvent beaucoup plus loin.

Une expression résume bien l'expérience : partir en barque, revenir en navire.

Et si cette aventure donne envie à d'autres de lancer leurs propres projets, alors elle aura déjà réussi quelque chose. Quant à Good Run, l'idée est claire : repartir en 2027 pour relier, encore une fois, deux grandes villes européennes avec les jambes et le collectif.

Pause café au coucher du soleil pendant l'Eurotrip Good Run Drip bag ANOM prêt à infuser dans un mug en extérieur Sachet drip bag ANOM café de spécialité nomade

Le café comme pause d'équipe

Cette Gazette raconte les projets soutenus par ANOM : les routes, les coureurs, les véhicules, les pauses et les moments où le café devient un repère simple au milieu d'une aventure qui déborde.

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